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24-03-2014

Le Defi Article



Le personnel du secteur hôtelier doit être au niveau pour satisfaire le client qui paie pour un service irréprochable. La main-d’œuvre est-elle au niveau ?
7800emplois seront possibles, d’ici 2015, dans le domaine du tourisme. C’est ce que révèle une étude menée par le Human Resource Development Council (HRDC). Il est ainsi estimé que le nombre d’emplois atteindrait 45 800 fin 2015 contre 38 000 en 2012.

Le HRDC s’est basé sur des sondages effectués auprès d’une centaine d’établissements opérant dans les secteurs des hôtels, restaurants et tour-opérateurs. Les situations les plus prisées en 2012 sont : serveur, cuisinier, aide-cuisinier, femme de chambre, valet, ‘room attendant’, ‘roomboy’, opérateur de Fast-Food, nettoyeurs, aides, femme de ménage, réceptionniste, maître d'hôtel, barman, demi-chef de rang et guides, entre autres.

La création d’emplois n’est pas uniquement dans le domaine des chambres d’hôtels, mais elle touche également aux marchés de l’écotourisme, sportif, médical, culturel et celui des affaires. Le HRDC veut aider le secteur à progresser.

Il propose ainsi d’attirer de nouveaux employés dans le secteur, de retenir la main-d'œuvre qualifiée et compétente, de favoriser le développement du capital humain dans le secteur du tourisme et préparer l'avenir, selon les compétences exigées. Il propose également l’amélioration des conditions de travail, le ‘re-branding’ de l’image du secteur touristique et l’organisation des ateliers de travail à l’intention des jeunes.

Le HRDC insiste qu’il existe une panoplie d’emplois dans le secteur touristique. Aujourd’hui, ce secteur ne se cantonne plus au métier de serveur ou de barman. Il existe un grand nombre de possibilités qui vont de travailleurs peu qualifiés à des emplois hautement spécialisés. Il est aussi recommandé que le salaire puisse répondre aux attentes des salariés, en particulier celui des plus qualifiés.

Avec la création d'un « Observatoire du Tourisme », il serait juste de prévoir les nouvelles tendances, le nombre d'employés requis et les futurs besoins en compétences. L’expertise étrangère est requise dans le domaine de la formation afin d’améliorer le niveau de prestation de compétences. En devenant un ‘Knowledge Hub’, Maurice recevra davantage d’étudiants étrangers. Cela donnera l'occasion de former ces étudiants et faire de Maurice un centre d'excellence de formation en tourisme pour la région.

Daniel Saramandif : « Les langues en demande doivent être enseignées au collège »
L’Association of Tourism Professionals (ATP) indique qu’il existe effectivement un manque de main-d’œuvre. Daniel Saramandif, président de l’ATP, soutient que le besoin se fait sentir au niveau des grands hôtels. « Nous faisons nos demandes auprès de l’école Hôtelière. Parfois, il y a du personnel et d’autres fois, non. Alors, certains hôtels recrutent des collégiens qui apprennent sur le tas… », dit-il.

Le responsable est, toutefois, d’avis que l’hôtellerie demande une certaine discipline au niveau du service. « Lorsque les touristes viennent, ils paient pour avoir de la qualité et il faut leur donner ce qu’ils recherchent », fait-il ressortir. Cependant, l’ATP est d’avis que beaucoup d’efforts sont entrepris pour attirer davantage de touristes. « Plusieurs vols additionnels et d’autres destinations sont prévus par les autorités. Avec la crise économique, il y a aussi des problèmes avec une baisse au niveau des touristes, mais certains viennent à la dernière minute. Les responsables ouvrent leurs portes aux Mauriciens et ils s’avèrent que nous recevons de plus en plus de Mauriciens, surtout en période des vacances. Nous avons pas mal de Mauriciens en période des fêtes, en l’occurence du 30 décembre au 3 janvier 2013 », avance notre interlocuteur.

Ce dernier estime que certains touristes ne sont plus aussi friands de plage. Dorénavant, ils recherchent la tranquillité et la qualité. « Nous devons nous accommoder aux demandes des clients. Certains dînent plus tard alors que les restaurants sont sur le point de fermer. D’autres aiment la ‘Night Life’. Nous devons donc revoir nos stratégies pour leur faire plaisir », dit-il.

Avec les nouvelles destinations, il y a là de nouvelles demandes en termes de moyens de communication. Daniel Saramandif souligne qu’autrefois, les étudiants apprenaient l’allemand ou l’italien déjà au collège. Il propose donc que les autres langues qui sont actuellement demandées dans le domaine touristique soient enseignées dans les collèges. Cela permettra de créer de l’emploi dans ce secteur.

H. Chellen : « Les programmes préparés avec des professionnels »
L’École Hôtelière Sir Gaëtan Duval (EHSGD) se trouve sous l’égide du Mauritius Institute of Training and Development (MITD). Elle a un programme élaboré pour la formation de ceux qui souhaitent travailler dans l’hôtellerie. Harmon Chellen, Training Centre Manager de l’institution d’Ébène, fait ressortir que « tous les programmes offerts à l’École Hôtelière Sir Gaëtan Duval sont préparés en collaboration avec les professionnels de l’industrie. D’ailleurs, un comité sous le nom de Training Advisory Committee – Tourism and Hospitality, au sein de la Mauritius Qualifications Authority (MQA), est composé de professionnels de la profession qui revoie de manière régulière le contenu des programmes, afin de répondre aux besoins de l’industrie », dit-il.

Les besoins ne sont pas statiques et pour cause, de nouveaux cours sont introduits chaque année. Le but : répondre aux nouveaux défis de l’industrie. Le responsable cite la formation de Butlers.

Harmon Chellen insiste que les élèves sont formés pour embrasser une carrière et pas uniquement un job ou un emploi. « Prenant en considération que ce n’est pas seulement un emploi pour quelque temps, nous leur fournissons une formation complète qui englobe le Savoir, le Savoir-faire, mais surtout le Savoir-être », avance notre interlocuteur.

L’École Hôtelière compte plus de 2 000 étudiants à pleintemps et à temps partiel et détient une solide réputation en termes de formation. Une étude réalisée auprès des élèves révèle que 87 % obtiennent un emploi dans les premiers six mois et les autres  poursuivent leurs études. Dans le souci de former tout le monde, certains de ces cours s’adressent à ceux qui n’ont qu’un niveau de Form IV. Les cours offrent également l’opportunité aux étudiants d’avoir un stage au sein d’une entreprise pendant leur formation.

Ajay Jhurry : « Il existe une pénurie de main-d’œuvre »
De nombreux établissements hôteliers continuent à ouvrir leurs portes pour accueillir les touristes. Ajay Jhurry, président de l’Association of Tour Operators (ATO) est catégorique. « Il existe une pénurie de main-d’œuvre. Cependant, c’est aussi une affaire  d’offre et de demande.

La difficulté est ressentie dans le secteur de la Petite et moyenne entreprise. Nous arrivons à embaucher avec beaucoup de difficultés. Nous souhaitons que les autorités nous aident dans le recrutement », soutient-il. Ce dernier explique que lorsque quelqu’un termine ses cours à l’école hôtelière, il se dirige surtout vers les grands établissements. Ce qui est tout à fait naturel. Il est d’avis qu’« à l’inverse, ceux qui viennent dans les petits hôtels ne sont pas toujours ceux qui ont de l’expérience. Beaucoup apprennent sur le tas ».

Maurice est encore prisé comme destination touristique. Cependant, Ajay Jhurry fait ressortir qu’il faut travailler sur la diversité des activités offertes. En ce qui concerne les mouvements aériens, le président de l’ATO fait ressortir que le développement de l’industrie touristique, en général, dépendra de la flexibilité des compagnies aériennes qui réussiront tout en travaillant avec les tour-opérateurs.

Source:http://www.defimedia.info/defi-quotidien/dq-societe/item/23372-tourisme-les-perspectives-d%27emploi.html

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